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Cinquième chapitrexml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />
La semaine se passa rapidement et sans accidents puisque j’étais là et qu’elle ne pouvait pas toucher Coralie. Mais j’avais oublié l’école. Comment avais-je pu oublier ce foutu lycée Charles Montpellier ? Le dimanche soir arriva et je dus me préparer pour le lycée.
Le lendemain, lorsque je me présentai dans le parc du lycée, j’aperçus Ambre, qui comme à son habitude attirait tous les regards tellement elle était belle!
Je m’approchai d’elle et lui fit signe de la main. Elle me répondit et s’avança vers moi.
-Eh salut Cathy, ça va ?
-Oui, ça va et toi ?
-Moi ? Comme d’habitude, tout baigne !
-Alors, comment ça s’est passé avec ton père ? me demanda-t-elle curieusement.
-Bah, je suis rentrée plus tôt à cause de Coralie, tu sais… ce que je t’ai raconté au téléphone hier soir ?
-Oui, je vois.
La cloche sonna et nous nous rendîmes en cour.
Nous commençâmes avec français où nous eûmes dictée. Ensuite, mathématique, histoire (interrogation), géographie et physique. Tout se passa bien jusqu’à ce que nous devions nous rendre au réfectoire pour manger. C’est à ce moment que choisit d’intervenir ma pire ennemie et ses sbires : Agathe Lefert, Nadia Belharoche et Amanda Ilot.
-Eh Dupont ! Alors comme ça tu as une petite sœur ? Coralie c’est ça ?
-Ca te regarde pas et oui. D’ailleurs, comment tu le sais ?
-Je vais te raconter quelque chose. Suis moi.
Je la suivis donc jusque dans le parc et on s’assit sur l’herbe verte bien tondue et douce de ce qui était notre cour de récréation.
-Je disais donc Dupont, que ça me regarde.
Ne te demandes-tu pas où est-ce qu’elle était ces cinq dernières années ?
Comment je suis au courant ?
Pourquoi ta mère ne t’a rien dit ?
-Si, dus-je reconnaître.
-Eh bien, je vais tout te dire. Coralie, ta sœur, est restée pendant cinq ans dans une famille d’accueil. Ma famille. On a prit soin d’elle pendant cinq ans, je la considérais vraiment comme ma petite sœur. Elle avait tout ce qu’elle voulait, elle était gâtée.
C’est pour ça que je suis au courant. Ta mère avait trouvé Coralie sur le perron de sa maison avant que vous ne déménagiez dans un appartement. Elle n’a pas voulu la garder et a essayer de la tuer trois heures après cette grande découverte. La voisine, votre voisine avait entendu du bruit et est intervenue à temps. On a confié Coralie à notre famille. J’ai été dégoûtée d’apprendre qu’on devrait s’en séparer. Je croyais que tu savais tu ça jusqu’à il y a quelques minutes. Voilà. Tu sais tout.
Lorsque je revins du lycée, je n’étais plus capable de sourire. Pas après ce que Lefert m’a dit.
En entrant dans l’appartement, je vis Angèle jouer avec Coralie aux poupées. Je m’appuyai contre la porte et les regardai en souriant. Lorsque Angèle releva le tête, elle me vit et me demanda de venir avec elle pour acheter à manger.
A manger ? Elle ? Qui l’aurait cru ?
La soirée se passa dans la gaieté et la musique, Coralie chantant vraiment bien. Je ne sais pas, peut-être ce n’est qu’une impression mais Angèle à l’air plus heureuse, mieux dans sa peau.
Coralie avait l’air de l’apprécier et s’entendait maintenant bien avec elle. Angèle, quand à elle, est allée dormir vers dix heures pendant que j’allais border Coralie.
Mais pendant la nuit, je me réveillai en sursaut. J’avais fait un drôle de rêve ou plutôt cauchemar : Angèle essayant de tuer Coralie en l’étouffant, en la frappant…
Coralie en train de pleurer, en train de mourir doucement, de sombrer. Coralie en train de hurler, ne sachant rien faire.
J’ai aussi rêvé de Agathe protégeant Caro, oui, Agathe ma pire ennemie. Coralie grandir chez les Lefert, Coralie s’épanouir dans le bonheur, dans l’insouciance jusqu’à aujourd’hui. Aujourd’hui, chez moi, ailleurs de ce qu’elle avait connu. Pas chez elle, chez des inconnues.
Le lendemain, lorsque je me réveillai, Coralie vint me voir en riant :
-Maman a renversé du lait et elle sait pas cuire un œuf.
-Pourquoi, tu veux cuire un œuf ? Je peux le faire si tu veux.
-Oh oui ! S’il te plaît ! Je veux un œuf.
-D’accord. Je te le fais et puis je pars au lycée. Tu pourras rester seule avec Angèle aujourd’hui ? Demain j’ai pas école alors je resterai avec toi ok ?
-Oui ! Je veux bien rester avec elle si demain tu restes avec moi !
-Viens, on va cuire un œuf.
Je lui fis son œuf, elle le mangea et je partis à l’école.
Lorsque je croisai Lefert dans les couloirs, je lui demandai :
-Je peux te parler deux secondes s’il te plaît ?
-Oui.
-Merci. Alors on se voit à midi dans le parc, dans le coin à cotés des vélos ?
-Ok ! A tout à l’heure Dupont !
Elle se mit à courir jusqu’à son cours pendant que moi je rejoignais celui de latin.
Pendant le cours, j’avais vraiment été distraite. Je crois que j’ai passé mon temps à rêvasser, le regard vers la fenêtre, le coude sur la table tout en mordillant le bout de mon crayon.
Les heures passèrent jusqu’à midi quarante- cinq.
Je me dirigeai avec Ambre jusqu’au lieu du rendez-vous avec Lefert.
-Ah ! Dupont, il était temps. Qu’est-ce que tu veux ?
-Te parler d’Angèle et de Coralie.
-Ah ! D’accord mais dépêche toi.
-Bien. Coralie, tu la considères comme ta sœur pas vrai ?
-Ben ouais.
-Elle aussi. Toute la soirée je suis restée à l’observer et ça se voyait qu’elle pensait à toi. Tu comptes beaucoup à ses yeux.
-Merci.
-Ben voilà, je voulais que tu le saches alors maintenant j’y vais. A plus !
Je m’éloignai d’elle et j’entendis derrière moi :
-Attends Catherine ! Je… On pourrait pas faire la paix ? J’aimerais bien pouvoir être ton amie. Ok ?
-Ben, euh… Ok !
-Génial ! On se voit de main alors !
-Oui ! A demain Agathe.
Cette après midi là, je rentrai chez moi en souriant et entrai joyeusement chez moi et appelai Coralie.
-Oui Cathy ?
-Tu sais Agathe ?
-Oui ?
-Elle t’aime bien tu sais ?
-C’est vrai ? Moi je croyais que c’est parce qu’elle m’aime plus que j’ai changé de maison.
-Mais non idiote ! Elle t’adore ! Comment peux-tu penser à quelque chose d’aussi horrible ?
-Mais…Mais…
-T’inquiète pas je vais pas te manger ! Je fais mes devoirs et puis on va acheter une glace ?
-Oui ! Une glace ! Une glace !
Je fis mes devoirs pendant environ une heure et on sortit manger une glace.
-Je peux vous aider ?
-Oui. Une glace citron et une melon s’il vous plaît.
-Voici. Ce sera un euro trente. Merci !
En revenant, nous croisâmes Agathe. Coralie lui sauta au cou et cria :
-Agathe ! Tu m’as manquée !
-Toi aussi Coralie. Toi aussi.
-Et maman. Elle va bien ?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />
-Maman…
Agathe s’arrêta brusquement.
-Agathe ? demanda timidement Coralie.
-Ah oui. Maman…Maman elle est très triste de ne plus t’avoir à ses côtés. Maman n’arrête pas de pleurer. Maman est très dépressive.
-Pauvre maman ! Dis lui que je pense à elle tous les jours. A toi aussi je pense tous les jours.
-Merci Coralie. Tu nous manques beaucoup. Je pense aussi à toi tous les jours. Euh…Catherine ? Vous ne pourriez pas passer chez moi maintenant ? Je suis sûre que ça fera plaisir à Coralie et aussi à ma mère. Alors ?
-D’accord. On te suit. On pourrait aussi apprendre à mieux se connaître.
-Génial ! Alors on y va !
Nous la suivîmes dans les rues jusqu’à ce que nous arrivions devant une maison jaune pâle, très jolie. Nous entrâmes et je pus enfin voir la mère de Agathe.
-Maman ! Cria Coralie avant d’aller se jeter dans ses bras.
-Coralie ? s’étonna la mère.
-Tu m’as manquée ! Regarde, j’ai une autre sœur. Elle s’appelle Catherine.
Elle jeta un regard vers moi et sourit.
-Bienvenue chez nous Catherine. Tu es une amie de Agathe ?
-Euh…Oui madame.
-Oh je t’en prie ! Appelle moi Lauren. Alors Coralie, ça va ? lui demanda-t-elle en se tournant vers elle.
-Oui maman. Toi ça va ?
-Bien sur ma cocotte.
-Génial ! Cathy tu viens ? Je vais te montrer ma chambre.
Lorsque je revins avec elle, Lauren nous servit des petits gâteaux et me demanda :
-Est-ce que Coralie ne pourrait pas venir de temps en temps ?
-J’en sais rien. Peut-être.
-Oui, ce serait bien ajouta Agathe. Comme ça on pourrait se voir pendant qu’elle est là.
-Eh bien d’accord. J’accepte. Pas la peine de demander à Angèle.
-Ben c’est cool ! Ca veut dire que je verrai encore maman et Agathe ? C’est ça ? demanda Caro.
-Oui c’est ça.
-C’est génial ! cria-t-elle.
Agathe me demanda de la suivre dans sa chambre.
-Ben voilà, c’est ma chambre. Je me disais que vous pourriez un peu rester. Le temps qu’on apprenne à se connaître. T’es d’accord ?
-Ben oui. Pourquoi pas ?
Nous discutâmes pendant environ une heure et j’appris qu’elle rêvait d’être architecte.
Qu’elle détestait le rose, les couleurs claires et le beurre. Je savais aussi qu’elle aimait lire et écrire. Nous nous sommes échangé quelques avis sur les professeurs du lycée. Nous avons parlé de nos amis, nous avons un peu joué avec Coralie. Nous qui nous nous étions détestées rien qu’en se regardant, oui nous. Nous étions amies.
Nous rentrâmes enfin à la maison et Coralie réclama que je lui lise une histoire. Je lui racontai son histoire et je mis Coralie au lit. Je me glissai ensuite dans le mien.
J’éteignis la lumière et le noir vint m’envahir le temps d’une nuit.
Sixième chapitrexml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />
Le lendemain était une journée ensoleillée.
C’est Coralie qui vint me réveiller en se jetant sur mon lit et en criant :
-Réveille toi ! Réveille toi ! C’est l’heure de manger ! Allez, debout !
Une vraie gamine…
Je m’extirpai de mes draps et lui souris : ben alors, t’es pressée ?
N’oublie pas qu’aujourd’hui toi aussi tu as école ( on venait de l’inscrire en primaire).
-Beeeeeeeuh, rouspéta-t-elle. Je veux pas aller à l’école !
-Mais Caro, tu n’as pas le choix ! C’est la loi.
-Eh ben moi je déteste la loi.
Oh vous auriez du la voir. C’était trop chou.
-Ah ces gosses…allez viens, il faut qu’on mange.
Elle me suivi jusque dans la cuisine, attrapa une poupée qui traînait par terre et la serra contre elle. Elle s’assit sur le sol et commença son habituel monologue :
-Sara la poupée cherchait sa sœur et pleurait parce qu’elle ne la trouvait pas…
Coralie leva la tête et me demanda :
-Pourquoi je peux pas habiter chez Agathe ?
Je soupirai
-Hein, pourquoi ?
-Heu… Tu vois Angèle ? Eh bien…, c’est elle ta maman. C’est pour ça que tu dois rester ici.
La petite ne comprenait pas et elle s’exclama :
-Mais non ! C’est pas Angèle ma maman ! C’est Lauren ma maman ! J’en veux pas d’autre !
-Mais…
Elle me coupa :
-Non ! Je te déteste, je déteste Angèle ! Je veux partir !
Je m’agenouillai à côté d’elle et lui pris ses deux petites mains.
-Coralie, écoute moi ! Quand tu es née, on t’a déposée devant chez nous. Ensuite, Angèle a voulu te tuer mais la voisine est arrivée à temps. Comme elle ne pouvait pas te garder, tu es allée dans une famille d’accueil. La famille de Agathe. C’est pour ça que tu dois rester ici. Ici c’est vraiment ta maison…
Les yeux de Coralie commencèrent à s’embuer et elle lâcha sa poupée.
-Je veux pa…pa…partir pleurnicha-t-elle. Je veux rentrer à la maison. J’aime pas Angèle, je veux m’en aller.
Je pris ma petite sœur dans mes bras et elle demanda :
-Tu m’aimes bien toi ?
-Oui bien sûr.
-Moi aussi je t’aime bien.
Lorsque j’arrivai à l’école, je vis Agathe en train de parler avec ses deux sbires.
Je m’approchai d’elle
-Heu… Agathe ?
-Eh, le gnome, t’approches pas de notre chef.
-Ouais ! Et depuis quand tu l’appelles Agathe ?
Je jetai un coup d’œil à Agathe qui s’interposa :
-Nadia, Amanda, laissez nous deux secondes.
-Mais chef…
-J’ai oublié de vous dire : Catherine et moi sommes amies. Nous avons enterré la hache de guerre.
-Chef, comment on peut être amie avec une poufiasse comme ça ?
-Ouais chef !
Jusqu’à maintenant, j’avais essayé de me contenir mais là, elles allaient trop loin.
-Vous savez ce qu’elle vous dit la poufiasse ? Vous savez ? Allez vous faire foutre !
Après ces mots, les deux amies protestèrent:
-Salope ! Va te faire foutre toi-même !
-Vas en enfer ! Conasse ! Tu n’es qu’une sale p…
Je n’attendis pas la suite. Sans hésiter, je les giflai de toutes mes forces.
Le bruit de ma main contre leur joue résonna et les laissa furieuses.
-Tu vas voir Dupont ! Tu vas le regretter !
-Oh ! J’ai peur ! Maman ! A l’aide !
J’attends ça avec impatience !
Tremblant de rage, elles s’éloignèrent rapidement.
-Ouah !
-Quoi Agathe ?
-Ouah ! Je ne te savais pas aussi agressive.
Elle se mit à rire.
-Eh ! Tu rougis Catherine !
Je me retournai pour voir qui avait parlé.
-Ah, Ambre ! Ca va ?
-Oui. Je vois que vous vous amusez bien.
Agathe répondit à ma place :
-Et comment que je m’amuse !
Ambre se tourna vers moi et me donna une tape sur l’épaule.
-Ne prends pas cette mine boudeuse tu ressembles à…
Elle n’eu pas le temps d’achever sa phrase, la cloche avait sonné.
Je courus vers notre local pour pouvoir leur échapper. Elles me suivirent, hilares en criant :
-Catherine attend nous ! Vas moins vite !
J’arrivai devant le local mais je ne pus leur échapper.
Un garçon de ma classe me signala :
-Eh, Catherine, on n’a pas cours. Lefermier n’est pas là.
-Cool. J’avais pas étudié pour l’interro.
J’entendis des sifflements derrière moi.
-Eh Catherine ! Alors comme ça on traîne avec Olivier ? Dans quelques minutes, tout le lycée sera au courant !
Ah oui, j’oubliais, Olivier est un des plus beaux mecs de l’école. En plus, si c’est Ambre, une des plus belles filles qui fait répandre cette rumeur, je suis coincée.
-Mais tais-toi ! Il me disait juste que Lefermier est absent.
-C’est bien.
Mais plus préoccupée par Olivier que par Lefermier, elle continua à m’agacer avec ça.
Pour finir, je la foudroya d’un regard noir et glacial.
-Eh, c’est bon, te vexe pas comme ça. Je plaisantais.
-Ah ouais ? Comme c’est marrant !
-Avec toi on peut pas s’amuser, se désola-t-elle.
-Eh attends ! Je m’excuse.
aha! je m'arrete comme ca mais la g plus d'inspi...
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