-Je peux te demander quelque chose ?
-Ca dépend quoi. Demande toujours.
-Est-ce que tu voudrais rester ici quelques jours ? C’est les vacances et tu me raconterais ce que tu sais sur Nico et aussi comment ça se passe pour toi… Je sais pas moi. Je te demande juste de rester.
-Ben, je sais pas trop.
-Qu’est-ce que t’en penses ? Hein ? On ferrait plein de trucs : ciné, resto. Hein ?
-Si Angèle est d’accord, je suis ok.
-Génial ! Je te conduis chez toi et…
-Chez moi ? Pfff. Tu veux dire au souk ?
-Et tu demanderas à Angèle, tu prendras tes affaires et on revient .Ok ?
-Ok.
Pierre prit les clés de la voiture et me conduisit au souk-appart.
Lorsque j’entrai, une surprise m’attendait :
L’appartement était propre et rangé. Comme un appartement normal.
-Angèle ? appelai-je.
-Surprise ! hurla-t-elle en sortant de la penderie dans laquelle elle s’était cachée.
-Salut, lança Pierre d’une voix pâteuse en entrant à son tour.
-Quoi ? Toi ? Là ? Ici ? hoqueta Angèle en le voyant s’avancer.
-Bonjour Angèle, merci pour l’accueil.
-Angèle, intervins-je. Je peux rester avec Pierre Quelques jours ?
-Quoi ? Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? lâcha-t-elle.
-S’il te plaît.
-Non, tu restes ici.
-Mais…
-J’ai dit non, me coupa-t-elle. Et n’insiste pas.
-Maman !
-Comment tu m’as appelée ?
-Euh… Angèle !
-C’est non. Va dans ta chambre. Je dois parler avec Pierre, me dit-elle en accuentant le « Pierre ».
-Bien…Angèle, achevai-je.
Je montai dans ma chambre.
Elle est simple :
Quand vous entrez, directement à votre gauche, vous avez une de mes bibliothèque, celle-ci étant la plus grande. après la bibliothèque, en travers de la pièce, la tête contre le mur se trouve mon lit.
Contre le mur devant vous, un canapé et dessus des peluches.
Directement sur votre droite, mon évier puis mon armoire. plus loin, une autre bibliothèque et mon bureau et à nouveau une bibliothèque.
Je me jetai sur mon lit et étouffai mes pleurs et mes larmes dans mon coussin.
Je pleurai ainsi pendant deux bonnes minutes.
Ensuite, je me relevai et alluma la radio :
-Et maintenant, petite sœur de Lââm.
Petite Soeur,
Je connais ta peine et ta douleur,
Les places qu'elles prennent dans ton Coeur,
J'étais la même Petite Soeur,
Petite Soeur...
Je pris un livre : La dame qui tue de Marie Aude Murail.
J’en étais au troisième chapitre quand je fis interrompue par une dispute.
Une dispute de Angèle et Pierre.


diane
lun 08 mai 2006 18:42